ACCUEIL  ELEMENTS  FORMES  GENRES  GLOSSAIRE  GRILLE D'ECOUTE  LIENS  REPERES  TESTS

CITATIONS

Vous trouverez ci-dessous un florilège de citations se rapportant à l'écoute de la musique. Elles révèlent non seulement l'importance mais la richesse apportée par l'art d'écouter.

·         L’âme reçoit les plus infimes harmonies et intervalles par l’oreille. Par ces images, elle est amenée à se souvenir et invitée à méditer sur cette musique divine avec le secours d’une sensibilité subtile et pénétrante. Dans les ténèbres de sa captivité corporelle, notre âme a besoin des oreilles, comme si celles-ci étaient des ambassadrices. Et ainsi elle reçoit les images de la musique sans pareille. »  Marsilio Ficino, in CD Utopia Triumphans

·         On vit, on pense, on souffre, on est ému par le regard. Celui qui sait sentir par l’œil éprouve, à contempler les choses et les êtres, la même jouissance aigue, raffinée et profonde, que l’homme à l’oreille délicate et nerveuse dont la musique ravage le cœur. Guy de Maupassant

·         Les hommes déprécient ce qu’ils ne peuvent comprendre, Goethe


·         L’âme est invitée par la musique, à se reconnaître dans le corps. Claude Levi-Strauss, Mythologiques, vol IV : L’homme nu, Paris, Plon, 1971.

·         Le jeu de la reconnaissance, les perspectives de l’écoute, voilà qui fait le prix et la réussite d’une œuvre, qui crée en nous à la fois le sentiment d’une vérité immédiate et d’une vérité enfouie plus profondément, que nous ne sommes pas sûrs de saisir dans sa totalité. Pierre Boulez, L’Écriture du musicien : le regard du sourd in Regards sur autrui, Christian Bourgeois Éditeur, 2005, p. 287

·         Écouter, c’est entendre avec la pensée, Daniel Barenboim

·         L’art de la musique sous-entend un art d’écouter, pour le public, qui correspond à un art de créer et d’exécuter, pour le compositeur et l’interprète. […] L’art de la musique ne saurait être qu’instinctif, pas plus chez le créateur que chez celui qui écoute. Contrairement à ce que bien des gens croient, l’auditeur ne saurait être absolument passif. Guy Bernard,  L’Art de la musique, Seghers 1960. P. 30.

·         Pourquoi écoute-ton avec plus de plaisir ceux qui chantent des morceaux de musique que l’on se trouve connaître à l’avance, que des morceaux inconnus ?
Serait-ce que l’intention du compositeur est, en quelque sorte, plus facile à saisir lorsque l’on connaît le morceau chanté et que l’on se plaît à en être l’auditeur, ou bien parce qu’il est agréable d’apprendre ce morceau ?
Or, la cause de ce double plaisir, c’est que, dans ce dernier cas, on acquiert la science, puis, que l’on s’en sert et que l’on reconnaît ce que l’on a appris ; de plus, ce qui nous est familier est plus agréable que ce qui ne l’est pas. Problèmes musicaux d’Aristote, Trad. Ch. Em. Ruelle Firmin-Didot,1891.
 

·         Pour jouir pleinement de la musique, il faut être dans un pur abandon de soi-même, et pour en juger, c’est au principe par lequel on est affecté qu’il faut s’en rapporter. Ce principe est la nature même, c’est d’elle que nous tenons ce sentiment qui nous meut dans toutes nos opérations musicales, elle nous en fait un don qu’on peut appeler instinct : consultons-la donc dans nos jugements, voyons comment elle nous développe ses mystères avant que de prononcer : et s’il se trouve encore des hommes assez pleins d’eux-mêmes pour oser en décider de leur propre autorité, il y a lieu d’espérer qu’il ne s’en trouvera plus d’assez faibles pour les écouter. Un esprit préoccupé, en entendant la musique, n’est jamais dans une situation assez libre pour en juger. Jean-Philippe Rameau, Préface  à Observations sur notre instinct pour la musique et sur son principe, Prault, Paris, 1754.

·         En premier lieu, évoquer le plaisir musical invite à s'interroger sur la perception, sur les mécanismes physiologiques de la mémoire et de l'intelligence musicale. Par quels biais décrypter, dans le plaisir sensible de l'audition, la part des phénomènes de réminiscence, de repérage ou d'identification ? Sur quels critères dissocier le plaisir de l'amateur de celui du connaisseur, la perception immédiate de l'attention agissante ? Comment s'articulent  plaisir sensible et plaisir réflexif à l'écoute d'une voix, d'un luth improvisant ou dans l'expérience même de l'interprète ? Quels liens établir entre, d'une part, les critères physiques du son, si variables en fonction des répertoires, des genres et des lieux, et, d'autre part, un éventail de manifestations physiologiques allant de la délectation à la douleur ? Colloque Le Plaisir musical en France au XVIIe siècle, Dijon, Université de Bourgogne, 23-25 octobre 2003.

·         Pour jouir pleinement de la musique, il faut être dans un pur abandon de soi-même. Un esprit préoccupé en entendant de la musique n’est jamais dans une situation assez libre pour en juger. Jean- Philippe Rameau, Observations sur notre instinct pour la musique et sur son principe, Paris, 1756.